Août 2026 · 6 min de lecture
Email de relance client inactif : 3 exemples prêts à adapter
Un client qui n'a pas acheté depuis 6 mois n'est pas perdu. Voici trois emails de relance éprouvés — le rappel utile, la récompense, le dernier contact — avec le timing et les règles d'or.
Réactiver un ancien client coûte 5 à 7 fois moins cher que conquérir un nouveau. Pourtant, la plupart des e-commerçants concentrent 100% de leurs emails sur l'acquisition. Une campagne de relance tient en trois emails espacés d'une dizaine de jours — à condition de respecter quelques règles : personnaliser par le vrai historique d'achat, ne jamais culpabiliser (« on ne vous a plus vu » sonne comme un reproche), et s'arrêter après le troisième email.
Email 1 — Le rappel utile (J0)
Ligne d'objet : « Ça fait 6 mois — votre routine [produit] touche à sa fin ? »
L'angle le plus efficace n'est pas « revenez » mais une observation utile liée au produit acheté : un produit consommable se termine, une garde-robe change de saison, un accessoire a besoin d'un complément.
Exemple complet :
« Bonjour Claire,
Vous aviez commandé notre café Ethiopia en mars. À raison d'une tasse par jour, votre paquet est probablement vide depuis un moment — et le nouveau millésime vient d'arriver en torréfaction.
[Bouton : Voir le nouveau millésime]
Bonne journée,
L'équipe Torréfacteur »
Email 2 — La récompense du retour (J+10)
Ligne d'objet : « Un cadeau pour votre retour (pas pour rien) »
Ici, une incitation concrète est légitime : le client a déjà validé sa confiance une fois. Privilégiez un cadeau ou un avantage symbolique plutôt qu'une grosse remise qui dévalorise.
Exemple complet :
« Bonjour Claire,
On a préparé quelque chose pour vous : une dégustation offerte (deux sachets discovery) dans votre prochaine commande, sans minimum d'achat.
Votre code : RETOUR-CLAIRE, valable jusqu'au 30 septembre.
[Bouton : Choisir mes cafés] »
Email 3 — Le dernier contact (J+25)
Ligne d'objet : « On ferme votre dossier ? (30 secondes) »
Dernier email, formulation binaire. Il obtient des réponses — y compris « ce n'est plus mon truc », ce qui permet de nettoyer la base et d'améliorer la délivrabilité globale.
Exemple complet :
« Bonjour Claire,
On ne voudrait pas encombrer votre boîte mail inutilement. Deux options : vous nous dites ce qui vous ferait revenir (une ligne suffit), ou on arrête de vous écrire — aucun rancune.
[Bouton : Je me manifeste] · [Lien : Stopper les emails]
Merci pour votre confiance passée ! »
Les règles d'or de la relance
- Segmentez par produit : la relance d'un client vêtements n'est pas celle d'un client high-tech. Une seule campagne générique = résultats médiocres.
- Excluez les acheteurs très récents et ceux ayant ouvert vos derniers emails sans acheter (ils sont dans une autre séquence).
- Mesurez le bon indicateur : taux de réactivation, pas taux d'ouverture. Et surveillez les désabonnements : au-delà de 0,8% par email, réduisez à deux emails.
- Une seule relance par an par segment : marteler les inactifs deux fois par trimestre transforme une campagne en spam.
Bien exécutée, cette séquence réactive couramment 5 à 12% des destinataires — sur une base clients existante, c'est souvent le canal au meilleur ROI de toute votre stratégie email.
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